Le Club des Poètes a fêté son demi-siècle de poésie en 2011.
Cette année, en décembre, il fêtera ses 55 ans.

l'Agenda du Club des Poètes

Le Club des Poètes vous accueille du lundi au vendredi, à déjeuner,
ainsi que tous les mardis, vendredis et samedis soirs, pour des dîners-spectacles
où sont interprétés des poèmes de tous les pays et de tous les temps.

On peut venir dîner à partir de 20 heures 30, prendre un verre à partir de 21 heure et
on entre en « territoire de poésie » à partir de 22 heures.

Si le coeur vous en dit, vous pouvez apporter vos poèmes, ou les poèmes que
vous aimez, et les partager avec le public — mais il faut les connaître par coeur.

Si vous voulez être tenus au courant au jour le jour de nos soirées et
garder un contact quotidien avec nous, ajoutez-nous comme amis sur facebook :
http://www.facebook.com/clubdespoetes (c'est le compte de Blaise Rosnay,
fils du fondateur et animateur du lieu.)


Club des Poètes : 30 rue de Bourgogne 75007 Paris / 01 47 05 06 03.


Les soirées à thème de novembre 2013 en Poésie

Le 09/11/2013


Dîner-spectacle : A la découverte de : Guillaume Apollinaire.


Chaque poète est un continent. Pas plus qu’il n’est possible de faire tenir un pays dans une carte géographique, on ne peut découvrir un poète autrement qu’en partant à sa découverte. Ou, si vous préférez, chaque poète est une planète, avec son ciel, ses grottes, ses montagnes, ses profondeurs souterraines, ses vallées, ses rivières, ses lacs, ses mers.

Apollinaire m’a d’abord bouleversé quand j’étais encore adolescent, lorsque j’ai lu la première fois « La chanson du mal aimé » où il fait démonstration de toute sa virtuosité de ciseleur du verbe, capable de faire résonner toutes les harmonies de sa lyre.

Un « diable d’homme » en vérité. Aussi bien capable de jouer de tous les registres du sentiments, que de concevoir une pensée pleine et efficace, et dont l’acuité de l’intelligence le dispute à la fantasmagorique et très libre fantaisie.

« Me voici devant tous un homme, plein de sens
connaissant la vie, et de la mort ce qu’un vivant peut connaître »

nous dit-il dans un de ses derniers poèmes, « La Jolie Rousse », qu’il écrivit après avoir traversé, avec, semble-t-il, un incomparable détachement et un courage hallucinant, les affres de la guerre de 14-18, où, au milieu des bombes qu’il décrit comme s’il assistait à une floraison de lucioles illuminant la nuit, il continue à lancer des vers (comme des « fusées ») sans doute pour éclairer « notre nuit ». Car sans doute qu’il l’éclaire un peu « notre nuit » pour que, près de cent ans après qu’il fut emporté par la fièvre espagnol, il garde, et je l’ai remarqué auprès des jeunes gens qui fréquentent le Club des Poètes, un incomparable prestige poétique.

Hugo, Apollinaire, Desnos, voilà une filiation qui me vient maintenant à l’esprit : trois poètes qui traversèrent pleinement les affres de leur époques, trois poètes qui mirent leur art poétique à l’épreuve de toute l’expérience humaine de leur époque. Non pas seulement chantre de l’amour, du mal-être et de la désespérance, non pas seulement confronté à la difficulté existentielle de vivre ou d’aimer, non pas poètes rendant compte de « l’impossibilité de vivre » mais poètes jetés à corps perdu dans la vie, jetés à corps perdu dans la mêlée, et qui jusqu’au bout, rendant compte de toutes les facettes de l’expérience humaine, lancent des fusées pour éclairer la nuit de l’Histoire humaine.

Donc, trois poètes nécessaires, dans cette époque où semble-t-il, notre foi dans la possibilité qu’aurait le langage de dire une vérité intime qui s’ouvre vers l’universel, c’est à dire, d’installer une véritable communication entre les hommes, semble si malmenée.

Mais tous les poètes sont nécessaires ! (je sais). Cependant, ce samedi soir, c’est à la rencontre du Continent Apollinaire que nous irons. Nous avons réuni pour cela un bel équipage de jeunes gens passionnés qui en cet automne, saison si chère à Apollinaire, saison des fruits qu’il préférait aux fleurs, et le jour anniversaire de son départ pour son ultime destination terrestre (il est mort le 9 novembre 1918, si tant est que les poètes, donc les hommes, ne meurent jamais...), lanceront, dans la nuit et jusqu’à l’aurore, les fusées de la poésie d’Apollinaire.


> La soirée se déroulera au Club des Poètes - 30 rue de Bourgogne 75007 Paris -- Tél : 0147050603 -
> Contact : Blaise Rosnay -- blaise@poesie.net

Le 12/11/2013


Rencontre Poétique : Poésie et Musique : en toute amitié.




Nous avons une belle équipe d’amis musiciens qui vient nous rendre visite : Cécile Girard, Jean-Yves Lacombe et Alain Sachs. Nous en profiterons donc pour entremêler poésie et musique, au gré de notre inspiration. Cela une soirée purement improvisée, sur le fil de notre amitié et de nos passions conjuguées. C’est donc : à ne pas manquer :)


> La soirée se déroulera au Club des Poètes - 30 rue de Bourgogne 75007 Paris -- Tél : 0147050603 -
> Contact : Blaise Rosnay -- blaise@poesie.net
> Cécile Girard


Le 16/11/2013


Dîner-spectacle : Rimbaud en Enluminures.




C’est la part la plus mystérieuse de l’oeuvre du jeune prodige. "Les Illuminations", des poèmes en prose où le jeune poète qui vient de traverser "Une Saison en Enfer" semble se reposer à la frontière de toutes paroles habitées. Derrière lui, c’est le désert. Devant lui, c’est le désert. Mais là où il est alors, c’est la jungle enluminée des mots, ou encore, il nous écrit depuis une île déserte assaillie par tous les océans, dernier survivant d’une traversée où tous ses compagnons ont disparu, avant le dernier grand voyage en solitaire.

On peut tout dire des "Illuminations" et on ne sait rien dire. C’est comme si vous trouviez un trésor de pierres précieuses abandonné par un pirate, c’est comme si vous ouvriez la porte du laboratoire d’un alchimiste, et vous restez, silencieux, à tenter de déchiffrer les arcanes d’une science connue de son seul inventeur.

“ J’ai seul la clef de cette parade sauvage" (Les Illuminations)

Mélodie Maréchal , Nicolas Thuet et Florence Valéro nous conduiront ce soir-là dans l’antre de tous les secrets, pour nous en dévoiler "tous les mystères", ou du moins, pour nous les donner à entendre.




> La soirée se déroulera au Club des Poètes - 30 rue de Bourgogne 75007 Paris -- Tél : 0147050603 -
> Contact : Blaise Rosnay -- blaise@poesie.net
> J’ai embrassé l’aube d’été


Le 20/11/2013


Dîner-spectacle : Mais c’est de l’Homme qu’il s’agit

Da Vinci Vitruve Luc Viatour


"Mais c’est de l’homme qu’il s’agit, et de l’homme lui-même, quand donc sera-t-il question ?" Ainsi débute l’un des chants poétiques de Saint-John Perse.

Des vents tumultueux agitent la planète, mais de l’homme, lui-même, quand donc sera-t-il question ? "Que le poète se fasse entendre et qu’il dirige le jugement." conclut Saint-John Perse. C’est la parole des grands humanistes, poètes de tous les temps et de tous les pays, que Marcelle Rosnay et ses amis vous donneront ce soir à entendre. Avec, entre autres, des poèmes de Louis Aragon, Robert Desnos, Nazïm Hikmet, Federico-Garcia Lorca, Rainer-Maria Rilke, Henri Michaux et Jean-Pierre Rosnay.

A partir de 18h30.


> La soirée se déroulera au Club des Poètes - 30, rue de Bourgogne 75007 Paris -- Tél : 0147050603 -
> Contact : Marcelle Rosnay -- rosnay@voila.fr
> Ecce Homo


 

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