Toi, mont, seul immuable dans le chaos des montagnes,
      pente sans refuge, sommet sans nom,
      neige éternelle qui fait pâlir les étoiles,
      toi qui portes à tes flancs de grandes vallées
      où l'âme de la terre s'exhale en odeurs de fleurs.

      Me suis-je enfin perdu en toi,
      uni au basalte comme un métal inconnu ?
      Plein de vénération, je me confonds à ta roche,
      et partout je me heurte à ta dureté.