Fondé en 1961 par le Poète et Résistant, Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable" parce qu'elle est 'l'anti-polluant de l'espace mental", "le contrepoids et le contrepoison d'une existence qui tend à faire de nous des robots". Tous les soirs, du mardi au samedi, nous organisons des récitals au 30 de la rue de Bourgogne à Paris. Depuis 1996, sur Internet, vous pouvez découvrir les poètes que nous aimons, vous tenir au courant de l'agenda de nos soirées, découvrir notre podcast, communiquer avec nous et suivre au jour le jour toutes nos aventures poétiques. Bienvenue en Territoire de Poésie.
La poésie est vivante, vive la poésie.

François de Maucroix

Le Club
desPoètes

depuis 1961

Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable". Découvrez ici l'agenda de nos soirées, l'actualité de notre podcast, et une anthologie commentée des poètes que nous aimons.
30 rue de Bourgogne
75007 Paris
métro 13 Varennes

· UN POÈME · · UN POÈME ·
Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay et sa Muse et épouse, Tsou pour « rendre la poésie contagieuse et inévitable »

Du mardi au samedi
De 19h à 01h
Fermé dimanche et lundi
paris - 20 juin 2024 - page 6
histoire

« Ami de notre bien, l'auteur de la nature a caché l'avenir d'une nuit obscure, Et rit de l'imprudent qui s'inquiète en vain et pour un mal douteux se fait un mal certain. »

Originaire d'Alexandrie, Joyce Mansour, "l'enfant du Conte Oriental" comme aimait l'appeler André Breton, fut la seule femme à appartenir au mouvement Surréaliste.

Son oeuvre (Actes Sud), par sa grande liberté formelle et thématique (elle y parle avec crudité du sexe, de la maladie, de la mort, des relations conjugales), résonne à nous parvient comme si nous surprenions le long monologue intérieur d'une femme qui voudrait attirer l'attention de quelqu'un (de qui?).

Subversive, caustique, déterminée, elle publia aussi en revue un certains nombre d'articles-poèmes qui, en les détournant de façon poétique et drôle, tourne en dérision les habituelles "standards" de la presse féminine (santé, mode, amour).

Stances 151

CHLORIS, je vous le dis toujours,
Ces faiseurs de pièces tragiques,
Ces chantres de gens héroïques
Ne chantent pas bien les amours.

De beaux mots leurs oeuvres sont pleines,
Ils sont sages comme Catons,
Ils sont discrets pour les Hélènes,
Et muets pour les Jeannetons!

Tout ce qu'on nomme bagatelle
Déplaît à ces rares esprits;
On dirait qu'ils sont en querelle
Avec les Grâces et les Ris.

bergère fidèle à son amant poète
Pour moi qui hais la muse austère
Et la gravité de ses tons,
Je vous ai choisi, ma bergère,
Pour le sujet de mes chansons.

Au doux murmure des fontaines
Je mêlerai des airs si doux
Que les dieux des prés et des plaines
Deviendront amoureux de vous.

Mais gardez bien d'être infidèle
A votre fidèle berger;
Car, ma Chloris, pour être belle,
Il n'est pas permis de changer.