Fondé en 1961 par le Poète et Résistant, Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable" parce qu'elle est 'l'anti-polluant de l'espace mental", "le contrepoids et le contrepoison d'une existence qui tend à faire de nous des robots". Tous les soirs, du mardi au samedi, nous organisons des récitals au 30 de la rue de Bourgogne à Paris. Depuis 1996, sur Internet, vous pouvez découvrir les poètes que nous aimons, vous tenir au courant de l'agenda de nos soirées, découvrir notre podcast, communiquer avec nous et suivre au jour le jour toutes nos aventures poétiques. Bienvenue en Territoire de Poésie.
La poésie est vivante, vive la poésie.

Freidrich Nietzsche

Le Club
desPoètes

depuis 1961

Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable". Découvrez ici l'agenda de nos soirées, l'actualité de notre podcast, et une anthologie commentée des poètes que nous aimons.
30 rue de Bourgogne
75007 Paris
métro 13 Varennes

· UN POÈME · · UN POÈME ·
Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay et sa Muse et épouse, Tsou pour « rendre la poésie contagieuse et inévitable »

Du mardi au samedi
De 19h à 01h
Fermé dimanche et lundi
paris - 01 mars 2024 - page 6
histoire
(1844-1900) Fut-il cet esprit criminel qui voulu assassiner Dieu comme le lui reprochent certains religieuxé philosophe plus dangereux que la foudre, contempteur des valeurs morales, iconoclaste vaniteux, égocentrique délirant.
Qui pourrait dire qui était Nietzscheé Il s'est plu à brouiller toutes les pistes, à porter tous les masques: il se moque des ascètes et vécut comme un moine, seul, faible, souvent malade, lui qui voulait que l'homme se surpasse afin de devenir une flèche tendue vers l'avenir. Il dénigra la pitié et devint fou, paraît-il, pour avoir vu un cocher maltraiter un cheval.
Les poètes n'ont que faire des définitions: "rien qu'un fou, rien qu'un poète"dit de lui-même celui qui se savait pourtant l'auteur d'une pensée dangereuse et stimulante qui influencerait durablement la philosophie. Rien qu'un poète, donc, ni un guide, ni un philosophe, mais la source d'une parole tumultueuse, vivante, et qui refuse de rendre des comptes. Danseur insolent qui se rit de la connaissance, qui n'a pas foi en elle, et la cherche pourtant de toute sa joyeuse humeur.
Henri Albert

Dithyrambes à Dionysos

La vague ignore le repos
La nuit aime le jour radieux
Il est beau de dire "je veux"
Mais "j'aime" est encore plus beau.

Suspendu à une branche
Je berce ma lassitude
Je suis l'hôte de l'oiseau d'or
Dans un nid d'oiseau, je m'endors
Où suis-je donc? loin, très loin.

La mer blanche est endormie
Sur elle, une petite voile,
un rocher, figuier, tour et port.
Pour les moutons, la bergerie...
Que m'accueille l'innocent midi!

Un pas après l'autre - quelle vie!
Une jambe après l'autre- c'est pesant.
J'ai dit "envole-moi, au vent"
Que l'oiseau m'apprenne à voler!
Vers le Sud au-dessus des mers.

Raison: lourde et pénible affaire
tu nous mènes au bout de la route
Mais que m'importe tous tes doute?
Me reviennent l'ardeur, la sève
D'un nouveau jeu, d'un nouveau rêve.

Pour penser, être seul est sage
Mais pour chanter serait folie
Entourez-moi, oiseaux amis
Méchants amis, dans le silence
Que je chante votre louange.

Jeunes, trompeurs et vagabonds
Vous êtes bien faits pour l'amour,
où pour tout jeu voleur de temps.
Dans le Nord, voilà mon aveu:
Moi-même je devins amoureux
D'une vieille, à donner le frisson,
la vérité était son nom.