Fondé en 1961 par le Poète et Résistant, Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable" parce qu'elle est 'l'anti-polluant de l'espace mental", "le contrepoids et le contrepoison d'une existence qui tend à faire de nous des robots". Tous les soirs, du mardi au samedi, nous organisons des récitals au 30 de la rue de Bourgogne à Paris. Depuis 1996, sur Internet, vous pouvez découvrir les poètes que nous aimons, vous tenir au courant de l'agenda de nos soirées, découvrir notre podcast, communiquer avec nous et suivre au jour le jour toutes nos aventures poétiques. Bienvenue en Territoire de Poésie.
La poésie est vivante, vive la poésie.

Walt Whitman

Le Club
desPoètes

depuis 1961

Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay, et animé par son fils Blaise, le Club des Poètes a pour vocation de "rendre la poésie contagieuse et inévitable". Découvrez ici l'agenda de nos soirées, l'actualité de notre podcast, et une anthologie commentée des poètes que nous aimons.
30 rue de Bourgogne
75007 Paris
métro 13 Varennes

· UN POÈME · · UN POÈME ·
Fondé en 1961 par Jean-Pierre Rosnay et sa Muse et épouse, Tsou pour « rendre la poésie contagieuse et inévitable »

Du mardi au samedi
De 19h à 01h
Fermé dimanche et lundi
paris - 20 juin 2024 - page 6
histoire
De son vivant porté aux nues ou traîné dans la boue - comme l'auteur de poèmes scandaleux -, Whitman (1819-1892) est maintenant reconnu comme le plus grand poète lyrique américain. Initiateur d'une poésie à l'état brut, dépouillée des contraintes traditionnelles, il publie, en 1855, "Feuilles d'herbe", recueil qu'il enrichira tout replica christian louboutin shoes au long de sa vie et dont il publiera neuf éditions successives. Chantre du monde moderne, de la vie quotidienne et de la sensualité, poète de la nature et de la ville, de l'individu et de la démocratie, homme de grand souffle, abondant comme un fleuve, Whitman prêche la liberté, la fraternité, l'amour de la vie et des êtres. La puissance positive de sa voix et son irréductible humanisme donnent à sa poésie une résonance universelle.
Piers Tenniel

Ô moi ! Ô la vie !

Oh me! Oh life! of the questions of these recurring,
Of the endless trains of the faithless, of cities fill'd with the foolish,
Of myself forever reproaching myself, (for who more foolish than I, and who more faithless?)
Of eyes that vainly crave the light, of the objects mean, of the struggle ever renew'd,
Of the poor results of all, of the plodding and sordid crowds I see around me,
Of the empty and useless years of the rest, with the rest me intertwined,
The question, O me! so sad, recurring—What good amid these, O me, O life? Answer.
That you are here—that life exists and identity,
That the powerful play goes on, and you may contribute a verse.

Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m'assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots.
Moi-même qui constamment me fais des reproches, (car qui est plus sot que moi et qui plus incroyant ?)
Les yeux qui vainement réclament la lumière, les buts méprisables, la lutte sans cesse recommencée,
Les pitoyables résultats de tout cela, les foules harassées et sordides que je vois autour de moi,
Les années vides et inutiles de la vie des autres, des autres à qui je suis indissolublement lié,
La question, Ô moi ! si triste et qui me hante – Qu'y a-t-il de bon en cela, Ô moi, Ô la vie ?
Réponse: Que tu es ici – que la vie existe, et l’identité,
Que le puissant spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime.
1872, Feuilles d’herbe